INTRODUCTION

 
Un lien élémentaire invisible nous relie au vivant. En traversant le temps et l’espace, l’acide désoxyribonucléique nous unit au monde. Le projet que je vous propose aujourd’hui trouve sa source dans une résidence « Arts & Sciences » réalisée en 2019 au laboratoire « ingénierie cellulaire et génique » de l’institut RIGHT à l’université de Besançon.

À cette occasion, l’ADN est devenu ma nouvelle matière sculpturale. En manipulant cette macromolécule, j’ai fait émerger une nouvelle pratique du portrait. En résultent des  formes flottantes où l’on retrouve l’évanescence et le mystère de la morphogénèse : les Méduses ADN, dans le jargon scientifique.

Par cette pratique, ce n’est plus la forme du visage qui nous représente, mais celle d’un précipité du génome qui nous détermine. Ces formes, on les retrouve aussi dans la Méduse ADN d’un chat, d’une fougère ou d’une bactérie.
Méduse ADN de Fabien Léaustic
extraite au laboratoire RIGHT à Besançon
en décembre 2019.

Le 25 avril 1953, Francis Crick et James Watson
d’écrivaient pour la premiére fois la structure
de l’ADN (acide désoxyribonucléique), molécule
en forme de double hélice renfermant le patrimoine
génétique de toute forme de vie.